HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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LE MOYEN-ÂGE

476  à  1453

A la fin du Vème Siècle, les Francs, un peuple d'origine Germanique commandé par CLOVIS, envahissent la Gaule.

 

Ainsi débute le MOYEN-ÂGE, longue période de Mille ans située entre l'Antiquite et l'Époque moderne et divisée en trois pèriode : le Haut Moyen-Âge (du VIè au Xè siècle), le Moyen-Âge Central (du XIè au XIIIè siècle) et le Moyen-Âge Tardif (du XIVè au XVè siècle).

 

Cette période s'étend de la chute de l'empire Romain en 476 à la fin de la guerre de 100 ans en 1453.

 

Le Moyen-Age marque l'émergence d'un sentiment Nationnal et la création d'un état monarchique entendu comme une organisation politique efficace.

Ci-dessous, exposé sur les chateaux forts à la demande de

Mélissa K. de Chevilly Larue (94).

LE CHÂTEAU FORT

Forteresse et centre du pouvoir seigneurial au Moyen Âge. Le château fort se composa jusqu'au Xè siècle d'une tour de bois entourée d'une palissade protectrice et élevée sur une butte de terre, la motte. Progressivement, ces châteaux trop faciles à incendier firent place à d'imposantes constructions en pierre presque imprenable, sauf après un long siège. Entouré d'une large fosse qu'on traversait au moyen d'un pont levis, le château fort comprenait une enceinte de murs épais flanqués de tours. Au sommet du mur courait le chemin de ronde, équipé d'abord d'une galerie de bois (les hourds), bientôt remplacée par des mâchicoulis de pierre, galerie en saillie persée dans sa partie inférieure d'ouvertures par lesquelles on pouvait laisser tomber des projectiles. L'intérieur du château pouvait comprendre plusieurs enceintes et des cour dans lesquelles se réfugiaient les gens de la seigneurie en cas de péril. Dans la cour principale se dressait une énorme tour, ultime réduit défensif, le donjon. Au XVè siècle, les progrès du pouvoir royal et de l'artillerie enlevèrent au château fort son rôle politique et militaire. 

L’échauguette.

 

 

Un créneau.

Une courtine

Une bretèche.

 

 

Le donjon

 

 

Les douves.

Les hourds.

Une herse.

Un merlon.

La meurtrière.

 

La vie dans les Châteaux forts

À l'intérieur du château vivaient le seigneur et sa famille, des chevaliers et des soldats, certains membres du clergé, des ouvriers et des servants. Dans les premiers châteaux forts, la vie n'était pas très confortable. Les volets de bois laissaient passer les courants d'air et la plupart des gens dormaient par terre ou sur des bancs. A partir du XIII° siècle apparut un certain confort :

- des chambres chauffées par de vastes cheminées,

- des pièces éclairées aux chandelles,

- des murs couverts de belles tapisseries,

- des fenêtres vitrées pour éviter le froid,

- des sols jonchés d'herbes odorantes et de nattes.

 

Dès l'âge de six ou sept ans, les enfants étaient souvent envoyés dans un autre château. Là, tandis que les garçons devenaient pages et apprenaient à se battre, les filles apprenaient à tenir une maison. Dans les familles nobles, leur mariage était généralement arrangé dès la naissance. La plupart des garçons et des filles se mariaient très tôt, vers l'âge de quatorze ans. Sur le plan de l'éducation, les garçons étaient favorisés par rapport aux filles. Il y eut tout de même des femmes célèbres comme l'écrivain Christine de Pisan, au XIV° siècle.

 

Les seigneurs organisaient régulièrement des fêtes, au moins cent jours dans l'année. Chaque évènement dans la famille du seigneur (baptême, naissance, fiançailles, mariage et même décès) était une bonne occasion pour préparer une fête. On invitait toute la parenté et quelques vassaux ou amis. Ces jours-là, on se plaçait tous autour d'un grand banquet et on mettait ses plus beaux vêtements. Après le repas, les hommes invitaient les femmes pour un pas de danse pendant que les musiciens jouaient de leur instrument favori. Pendant l'été, il n'y avait pratiquement pas de fêtes car tous étaient occupés soit aux travaux des champs, soit à la guerre ou à l'entraînement militaire. Au contraire, pendant l'hiver, ils essayaient de faire durer les fêtes comme celle de Noël qu'on pouvait célébrer pendant douze jours.

 

Pour le seigneur, la chasse n'était pas un jeu mais une nécessité. Il ne chassait pas que pour la nourriture, mais aussi pour se débarrasser des bêtes sauvages qui venaient ravager les cultures et les poulaillers. Mais en même temps, elle faisait office de loisir ou d'entraînement au combat.

 

Les échecs étaient le seul jeu que le seigneur ne trouvait pas frivole. Ce loisir lui évoquait un champ de bataille sur lequel il était le chef. Les habitants du château, quand il faisait beau, jouaient aussi à "Colin au Maillet" appelé aussi "Colin Maillard". Certains jours, comme le dimanche, ils pratiquaient les jeux de balle et de palet.

 

La vie était parfois longue au château. Les seigneurs et leurs dames accueillaient avec plaisir les ménestrels, qui étaient des musiciens de village, aussi bien jongleurs et montreurs d'ours que chanteurs et danseurs. Mais bientôt les "trouvères" du Nord et les "troubadours" du Midi apportèrent des distractions plus raffinées. Ils récitaient des poèmes d'amour, ou de longs récits de chevalerie, dont certains sont parvenus jusqu'à nous, comme La Chanson de Roland.

La Musique au Moyen-Âge

La voix est le moyen d’expression musical le plus utilisé à cette époque. Au début du Moyen-Âge la musique vocale est monodique c’est-à-dire que les chants n’ont qu’une seule ligne mélodique (une voix). A partir du XIè siècle, la polyphonie apparaît dans le chant religieux, d’abord avec deux voix puis, peu à peu, avec trois ou quatre voix.

 

La musique instrumentale ne s’écoute pas seule. Elle accompagne des chansons ou des danses. Certains instruments ne sont plus utilisés aujourd’hui ou se sont transformés. On trouve la vièle, le luth, le tympanon, la harpe, les flûtes, le chalumeau, le cor et l’orgue. Les instruments sont surtout présents dans la musique profane, très peu dans la musique religieuse. On différencie les « hauts instruments », joués à l’extérieur et les « bas instruments », joués à l’intérieur.

 

Au Moyen-Âge, la religion chrétienne est très répandue et beaucoup de prières sont chantées. C’est pourquoi la musique religieuse occupe une place importante à cette époque. Après les grandes invasions, chaque peuple a ses habitudes de chant liturgique. Ces chants sont transmis par les moines et les prêtres dans les monastères, les abbayes et les églises au moment des cérémonies religieuses. Au 6ème siècle, le pape Grégoire le Grand unifie le répertoire des chants religieux afin de renforcer le pouvoir de l’Eglise. On parle de chant grégorien. Le chant grégorien est monodique : les moines chantent à l’unisson, en latin, « a capella » c’est-à-dire sans accompagnement instrumental.

 

Ce sont des chansons populaires ou des danses instrumentales interprétées dans les châteaux ou dans les village à l’occasion de fêtes. Cette musique est transmise oralement. A partir du XIè siècle des musiciens compositeurs, interprètes et enseignants parcourent le pays. Ils sont appelés trouvères au nord de la Loire et s’expriment en langue d’oïl. Ils sont nommés troubadours au sud de la Loire et parlent la langue d’oc. Un troubadour célèbre est Guillaume IX, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine. Les troubadours s’accompagnent de petits instruments faciles à transporter comme le luth, la flûte ou le tambourin. Leurs chansons ont pour thème l’amour d’un Seigneur pour une dame inaccessible ou les exploits guerriers d’un vaillant Seigneur (La chanson de geste).

le Moyen-Age AU FIL DE L'EAU

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