HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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ALCESTE.

Tragédie d'Euridipe écrite en -438 .

 

Fille de Pelias, belle et vertueuse épouse d’Admète, elle consent à mourir à sa place, mais est sauvée par Héraclès qui l’arrache des Enfers.

 

Admète a reçu la visite d'Apollon. Celui-ci avait été puni par Zeus et devait subir un an de servitude chez un mortel. C'est Apollon qui prononce le prologue. Pour remercier Admète, Apollon lui fait don de la vie éternelle, mais il s'agit d'un cadeau empoisonné, car à chaque fois que viendra le moment de sa mort, Admète devra se trouver un remplaçant, qui acceptera de mourir, afin d'envoyer à Hadès l'âme due.

Au cours de la pièce, Admète va donc successivement demander ce sacrifice à ses parents, puis à son épouse Alceste. Seule cette dernière accepte d'offrir sa vie pour lui. Elle lui demande en retour de ne plus regarder aucune femme, et de lui promettre de ne jamais se remarier, ce qu'il fît.

Alors que le palais est en deuil, Héraclès, entre deux travaux, vient y chercher l'hospitalité. Voyant le palais endeuillé, il craint de déranger et demande qui est pleuré. Admète lui ment, lui disant qu'il s'agit d'une femme sans importance, et qu'il peut donc séjourner au palais. Apprenant par la suite la vérité, Héraclès descendra aux Enfers attendre la mort pour récupérer Alceste et la rendre à son mari.

l'ANABASE.                                                    (l'œuvre)

Œuvre de Xénophon.

 

L’Anabase est l'œuvre la plus célèbre de l'Athénien Xénophon. Elle raconte le périple des Dix Mille, mercenaires grecs engagés par Cyrus le Jeune dans sa lutte contre son frère Artaxerxès II, puis leur retraite vers l'Hellespont.     

 

Résumé :      

 

En -401, Cyrus, le second fils de Darius II, se soulève contre son frère aîné afin de lui ravir le trône. Fort de plus de 10 000 mercenaires grecs recrutés par ses hôtes hellènes, il affronte Artaxerxès II à Cunaxa, en Mésopotamie. Cyrus y trouve la mort, son corps d’armée est vaincu alors que les mercenaires grecs sont, eux, vainqueurs des troupes qui leur sont opposées. Désormais seuls en pays hostile, les Dix Mille tentent de négocier avec Artaxerxès II et son intermédiaire le satrape Tissapherne. Ce dernier gagne la confiance des généraux grecs Cléarque et Mennon mais il leur tend un piège et les fait assassiner. Conduits par Xénophon, les Grecs réussissent à échapper aux troupes royales malgré leur manque de cavalerie. Ils rejoignent l'Arménie puis les côtes méridionales du Pont-Euxin notamment Trapézonte (aujourd'hui Trébizonde). Arrivés dans la région des détroits, ils s'engagent dans des luttes intestines entre Thraces.       

L’Anabase est riche en descriptions de peuples exotiques parfois autant hostiles aux Grecs qu'aux Perses, de combats difficiles, de rapports humains conflictuels. Surtout, cet épisode célèbre stigmatise la faiblesse de l'empire perse, ce qu’Agésilas II et plus tard Alexandre le Grand n’oublieront pas.        L’Anabase a pu servir de comparaison à des événements de l’histoire. Ainsi, la retraite de Russie par la Grande Armée de Napoléon ou la Longue Marche de Mao (par analogie à l’épopée des Dix-Mille et aux nombreux récits qu’elle inspira) ont-elles pu être comparées à cet épisode de l’antiquité grecque.

ANDROMAQUE.

Tragédie d'Euridipe écrite en -423.

 

Tragédie du poète tragique grec Euripide (484-406 av. J.-C.). On ignore la date où elle fut écrite, mais elle est sans doute postérieure à 431, année où commença la guerre du Péloponnèse, ce qui explique le ton hostile aux Spartiates dont toute la tragédie est empreinte. La date la plus probable, parmi toutes celles qu'ont proposées les critiques, semble être 423.

L'épouse d'Hector, Andromaque, est confiée comme butin de guerre à Néoptolème, fils d'Achille. L'ayant gardée auprès de lui comme concubine, Néoptolème en a eu un enfant, Molosse, et l'a ensuite emmenée avec lui à Phthie, dont le roi est encore le vieux père d'Achille, Pélée. Cependant Néoptolème s'est marié avec Hermione, princesse spartiate, fille de Ménélas et d'Hélène. De cette union, aucun enfant n'est issu. Remplie de jalousie et d'orgueil humilié, Hermione prétend qu'Andromaque I'a envoûtée et rendue stérile ; en I'absence de Néoptolème (qui s'est rendu à Delphes pour se faire pardonner d'avoir osé demander à Apollon pourquoi il avait tué son père), elle décide de tuer Andromaque et son fils. Mais Andromaque trouve une cachette pour son enfant, et échappe à la mort en se réfugiant dans le temple de Thétis, la nymphe que les Thessaliens vénéraient, à cause de ses noces avec Pélée et de la naissance d'Achille. Tout cela est évoqué, dans le prologue, par Andromaque elle-même. Elle déplore la destinée qui, après I'avoir privée de tout et livrée au fils de I'ennemi et du meurtrier d'Hector, lui impute comme une faute même son malheur. Elle n'aime pas Néoptolème ; dans son coeur elle appartient encore et seulement à Hector. Mais elle sait que si Néoptolème était présent, il éloignerait d'elle et de son enfant la mort qui les menace. En son absence, elle songe à demander secours au vieux Pélée, et envoie en secret une de ses esclaves d'autrefois, maintenant sa camarade de captivité, pour apprendre au vieillard la menace qui plane sur le fils de Néoptolème. Le choeur entre ; il est composé de femmes de Phthie, qui, tout en exprimant leur pitié pour Andromaque, lui conseillent de se soumettre à la volonté de ses maîtres.

Hermione en personne arrive devant le temple de Thétis. Le poète la peint, absolument dépourvue de tout sentiment, animée seulement par un orgueil exaspéré et par le désir d'humilier et de tourmenter la femme qui se dresse devant elle, protégée par la sainteté inviolable du temple. Hermione, en proie à une crise de haine aveugle, essaie de trouver des prétextes de justice, en accusant Andromaque d'immoralité barbare. Andromaque se défend tout d'abord avec calme et fermeté, puis réplique avec vivacité et passion. Le poète n'est pas parvenu à garder à ce personnage douloureux toute sa noblesse tragique. Par son amour du réalisme psychologique, il la ravale, en lui faisant exprimer de menus reproches et de banales sentences sur la bonne conduite d'une épouse. Une dispute s'ensuit ; Hermione s'éloigne après avoir prononcé d'obscures menaces. Elle a trouvé le moyen de pousser Andromaque à sortir du temple ; le père d'Hermione, Ménélas, en cédant aux supplications de sa fille, a retrouvé Molosse ; le voici, poussant I'enfant devant lui. Il affirme qu'il le tuera si Andromaque se refuse à sortir du temple. En vain la pauvre femme essaie de le convaincre que ce crime ne sera utile ni à lui ni à sa fille, parce que Néoptolème répudiera sans aucun doute son épouse, et jamais plus Hermione ne pourra trouver un autre mari. Le cruel et lâche Ménélas insiste. Pour sauver la vie de son enfant, Andromaque sort en pleurant du temple : la voici abîmée de douleur et consentante au sacrifice, comme auréolée d'une grande noblesse tragique. Tout de suite Ménélas déclare que le chantage exercé en la personne de son fils n'a été qu'un moyen trompeur pour la faire céder. Elle sera tuée et Hermione fera ce qu'elle voudra de I'enfant. Andromaque maudit les Spartiates capables de parjures, et condamne les «doubles amours des hommes».

La scène suivante, à ce qu'il semble, se déroule devant le palais de Néoptolème. Andromaque enchaînée arrive avec son enfant, suivie par Ménélas. Elle chante un chant funèbre ; que faire? Elle impose à son fils de supplier le bourreau : «Ô mon ami, s'écrie Molosse, épargne-moi la mort !» Ménélas demeure insensible «comme un rocher dans la mer». Alors le premier coup de théâtre a lieu : le vieux Pélée apparaît ; il parle en maître et en juge, il demande à Ménélas des explications. Ce dernier ne parvient pas à se justifier, et doit, en dernier ressort, céder devant l'énergie du vieillard qui ordonne qu'Andromaque et son enfant soient délivrés de leurs chaînes. Ménélas s'éloigne en menaçant de revenir en armes. Euripide a manifestement voulu représenter en Ménélas un des personnages les plus méprisables, cruel sans aucune raison, lâche en face d’un vieillard qui lui résiste.

Cependant Hermione, abandonnée par son père, et craignant la colère de Néoptolème, est en proie au désespoir, et veut se tuer. Un nouveau coup de théâtre vient lui sauver la vie : I'apparition d'Oreste, flls d'Agamemnon, et par conséquent cousin d'Hermione, auquel autrefois Ménélas avait promis la main de sa fille. Oreste, qui a toujours détesté Néoptolème, considère que le moment de sa revanche est venu. Il emmènera Hermione ; celle-ci consent à s'enfuir avec lui. Les derniers mots prononcés par Oreste sont lourds de menace à I'encontre de Néoptolème. Il laisse entendre que le fils d'Achille va mourir à Delphes ; Oreste, en effet, en passant par cet endroit, a déjà suscité contre cet homme I'hostilité populaire. Le choeur pleure maintenant les ruines de la guerre de Troie, engendrées par la faute d'une femrne adultère. Lorsque Pélée arrive, le choeur lui raconte qu'Oreste vient de lancer à I'adresse de Néoptolème une menace de mort. Le vieillard ordonne à ses serviteurs de courir immédiatement à Delphes ; mais, hélas, il est trop tard ! Survient un des serviteurs de Néoptolème, qui évoque la fin du héros, tué après une résistance acharnée par les habitants de Delphes, parce que Oreste leur avait fait croire que Néoptolème était venu piller les trésors du temple. Une plainte funèbre est chantée par Pélée et le choeur, sur le cadavre du jeune héros. Mais, pour atténuer peut-être ce terrible malheur, voici que la déesse Thétis apparaît dans le ciel, ordonnant à Pélée de ramener à Delphes le corps de Néoptolème. Elle annonce qu'Andromaque deviendra l'épouse d'Hélénos, et que I'enfant de Néoptolème, Molosse, sera le fondateur de la dynastie des rois de I'Épire. Pélée, de son côté, montera au ciel, où il vivra à côté de la déesse qui daigna être son épouse.

La tragédie est constituée par trois intrigues parfaitement distinctes ; le drame d'Andromaque qui échappe à la mort, celui d'Hermione qui s'enfuit, et enfin celui de Néoptolème absent. Ces trois parties sont reliées entre elles d'une façon trop extérieure. Ce qui fait défaut, ce n'est pas tant l'unité d'action que I'unité poétique ; cette dernière ne parvient jamais à être soutenue par I'intention (évidemment présente à I'esprit du poète) de représenter non seulement le sort d'Andromaque, mais aussi celui de toute la maison de Néoptolème. Tel est le défaut essentiel de ce drame qui a, dans son ensemble (ainsi que le pensèrent les Anciens), une valeur secondaire. Les personnages sont brossés avec ce réalisme psychologique à tendance pessimiste, qui remplaçait chez Euripide I'intérêt pour la signification religieuse et morale du mythe ; mais ses héros sont loin d'être tous campés avec la même noblesse artistique. Il semble que le thème pour lequel se passionne le plus le poète ait été le conflit entre la jalousie et I'orgueil, opposant Andromaque à Hermione, thème d'un réalisme assez terre à terre ; en le développant, Euripide lui-même en souligna sans cesse les rapports avec la réalité quotidienne et humaine, rapports qui I'intéressaient beaucoup plus que le mythe. - Trad. Les Belleslettres, 1927 ;    Gallimard, 1962.

Femme de Pyrrhos, Hermione éprouve une vive jalousie pour Andromaque, veuve d'Hector et captive du prince qui lui a donné un fils. Hermione s'apprête à faire périr sa rivale et l'enfant quand l'intervention du vieux Pélée les sauve. Hermione prend la fuite avec Oreste, son premier fiancé, qui a fait tuer Pyrrhos.    

ANTIGONE.

Tragédie grecque de Sophocle, écrite en 441 avant Jesus-Christ.

 

Antigone fait part à sa sœur Ismène de son intention de braver l'interdiction émise par le roi Créon d'accomplir les rites funéraires pour leur frère Polynice, tué par son autre frère Étéocle lors d'une bataille où chaque frère voulait la mort de l'autre pour devenir roi de Thèbes et où chacun d'eux perdit la vie. Antigone risque la lapidation. Tout en reconnaissant la justesse du geste, Ismène refuse de la suivre dans cette entreprise « je cède à la force, je n'ai rien à gagner à me rebeller ».  

 

Alors qu'Antigone s'en va accomplir ce qu'elle estime être son devoir religieux, Créon développe, avec quelque grandiloquence, devant le chœur des vieillards thébains, choisis pour leur docilité, sa philosophie politique (le service de la cité, le bien du peuple) et se propose crânement à l'épreuve du commandement et des lois. Il y glisse une menace voilée adressée au Coryphée, le soupçonnant de corruption (au service des esprits rebels).

 

Le Garde vient alors informer le roi de la violation de son décret. Le Coryphée suggère à celui-ci que son interdiction était peut-être une mauvaise décision « Cette affaire-là pourrait bien être envoyée par les dieux ». Créon se fâche et lui ordonne le silence. Le Garde, lui, est brutalement accusé d'être l'auteur du forfait rapporté, cela « pour de l'argent ». Le roi le menace des pires sévices s'il ne ramène pas rapidement un coupable afin de s'innocenter. 

 

C'est le cœur chargé de réticences « il y a une chose qui importe avant tout : sauver sa peau » que le Garde revient accompagné d'Antigone, prise en flagrant délit de récidive. L'affrontement est immédiat et total : la jeune fille affirme l'illégitimité de l'édit royal en se réclamant des lois divines, non écrites et éternelles. Au fil de l'argumentation, Créon cède le terrain. Après que la jeune fille a justifié sa lutte par l'amour fraternel, exposant ainsi sa motivation fondamentale « je ne suis pas faite pour vivre avec ta haine, mais pour être avec ceux que j'aime », il finit par disqualifier sa nièce : ce n'est pas une femme qui fera la loi. Quand Ismène réapparaît, c'est pour s'entendre accuser par son oncle d'avoir participé à la cérémonie mortuaire et pour exprimer son désir de partager le sort de sa sœur. Celle-ci refuse, la jugeant intéressée (terrorisée à l'idée de se retrouver seule survivante de sa famille). Créon, exaspéré par ce comportement, les traite de folles et les fait placer en réclusion, là où doivent se tenir les femmes.

 

Puis voici Hémon, le fiancé de la condamnée. Le jeune prince s'enhardit à déclarer à son père qu'il se trouve dans l'abus de pouvoir en piétinant « les honneurs que l'on doit aux dieux », commettant ainsi une « faute contre la justice ». Aux propos nuancés et pleins de bon sens du jeune homme sur la manière juste de gouverner, le roi répond par des injonctions à l'obéissance inconditionnelle que les fils doivent aux pères, le peuple à son chef, et l'accusation d'être devenu l'esclave de sa fiancée « Créature dégoûtante, aux ordres d'une femme ». Hémon quitte brusquement les lieux en proférant une promesse morbide que Créon prend, à tort, pour une menace contre sa vie.   

 

Tirésias sera le dernier protagoniste de ce triple affrontement. Le devin est venu dire au roi que les dieux n'approuvent pas son action et qu'il en pâtira pour la cité si Antigone n'est pas libérée et Polynice enterré. Créon insulte Tirésias et l'accuse de s'être vendu aux comploteurs qui en veulent à son pouvoir. Mais, secoué par les sombres prédictions du devin, lequel ne s'est jusqu'alors jamais trompé, il se ravise et décide d'aller procéder aux funérailles de son neveu avant d'aller délivrer Antigone. Il est hélas trop tard : celle-ci s'est entre temps pendue dans la grotte où elle avait été emmurée. Hémon tire son épée, ce que son père prend pour une tentative de le tuer, et se la plonge dans le corps pour mourir auprès de sa bien-aimée.

 

Retournant au palais, Créon apprend que son épouse Eurydice, vient elle aussi de se tuer. Il est anéanti par cette série de catastrophes « désastre venu de nos propres plans » et n'aspire plus qu'à une mort rapide « Débarrassez cet endroit d'un propre à rien ». Le Coryphée tire la leçon de cet « entêtement qui tue »  : « il ne faut pas déshonorer la loi qu'imposent les dieux ». 

l'APOLOGIE DE SOCRATE.                               (l'œuvre)

Œuvre de Xénophon.

 

L’Apologie de Socrate est un opuscule (petit ouvrage littéraire) de Xénophon qui décrit l'état d'esprit de son maître Socrate lors de son procès et de son exécution, et en particulier son point de vue selon lequel il vaut mieux mourir avant que la sénilité ne le gagne plutôt que d'échapper à l'exécution en s'humiliant face à la persécution injuste dont il est l'objet.          

 

Les spécialistes pensent que cette interprétation du procès par Xénophon fut écrite en réponse à une réaction littéraire généralisée après le procès, où des personnalités publiques et des écrivains d'Athènes utilisèrent le thème du procès de Socrate pour affirmer leur propre opinion sur sa culpabilité. La partie principale du texte est une réponse directe, point par point, à une attaque particulière sur le personnage de Socrate faite par l'un de ses adversaires.         

Le texte donne des indications claires sur les accusations portées contre Socrate par Anytos, et il est souvent utilisé sur ce point en comparaison avec la version de Platon (elle aussi intitulée Apologie de Socrate). Xénophon était absent à l'époque du procès, engagé dans les événements de la marche des Dix Mille. Il cite Hermogène, autre disciple de Socrate, comme sa source pour les éléments factuels du procès. Manifestement, Xénophon a écrit son Apologie après qu'un certain nombre d'autres comptes-rendus du procès eurent été publiés, car il présente le sien comme étant le seul qui rende compréhensible la « manière fanfaronne de parler » (megalēgoria) de Socrate lors du procès (Apologie, 1-2). Outre l’Apologie de Socrate de Platon, ce compte-rendu de seconde main de Xénophon reste le seul autre témoignage contemporain du procès de Socrate. Même en supposant une certaine partialité de l'ouvrage, ce seul point justifie sa valeur historique.

APOLOGIE DE SOCRATE.

Ouvrage du philosophe grec Platon.

 

Dans L'Apologie de Socrate, Platon rapporte les plaidoyers de Socrate en trois parties, ayant toutes un lien direct avec la mort. Socrate se défend devant les juges mais aussi devant toute la cité d'Athènes. Il est accusé de corrompre la jeunesse et par la suite de l'amener à renier les dieux de la cité.

 

-Socrate affirme que son attitude provient de la prophétie de l’oracle de Delphes, qui a affirmé qu’il était le plus sage des hommes. Reconnaissant son ignorance dans la plupart des affaires de ce monde, Socrate a conclu qu’il doit être plus sage que les autres hommes car il est le seul à avoir conscience de son ignorance : il sait qu’il ne sait rien. Sa mission fut donc de diffuser ce message, en faisant comprendre aux gens qu’il rencontrerait qu’il doivent accepter leur ignorance. Ce qui provoqua l’admiration des jeunes, mais le mépris du peuple. 

-Dans un passage célèbre, Socrate se compare à un taon piquant un cheval paresseux, symbole de l’État athénien. Sans lui, Socrate affirme que l‘Etat peut dériver vers un profond sommeil. Son but n’est donc que d’irriter les citoyens pour les réveiller de leurs soi-disant certitude.

-Socrate est déclaré coupable, de peu, et est invité à proposer une sanction. Socrate suggère d’abord en plaisantant que l’Etat organise en son honneur un grand repas, puis plus sérieusement offre de payer une amende. Le jury rejette sa proposition et le condamne à mort : Socrate accepte stoïquement le verdict. Il fait observer à tous que nul ne sait ce qui se passe après la mort, il est donc insensé de craindre ce que l’on ne sait pas. Il met également en garde les jurés qui ont voté contre lui, en affirmant qu’ils se nuisent plus à eux-mêmes qu’ils ne lui ont causé du tort car ils perdront le soutien de la jeunesse.

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