HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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1795  à  1799

LE DIRECTOIRE

Nom donné au régime qui, institué par la Convention de l'An III de 1795, gouverna la France du 26 octobre 1795 (fin de la Convention thermidorienne) au 9 novembre 1799 (coup d'État du 18 brumaire). Les thermidoriens avaient donné le pouvoir exécutif à un directoire (d'où le nom du régime) de cinq membres (les directeurs) choisis par le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, renouvelables par cinquième chaque année et choisissant les ministres et les généraux en chef. Aux prises avec la guerre de conquête, l'aggravation de la crise économique, financière et sociale, le Directoire, porte-parole d'une bourgeoisie modérée et libérale, en fut réduit à une politique de bascule, luttant sur sa gauche contre les jacobins et sur sa droite contre les royalistes. La Constitution de l'An III ayant établi en outre une stricte séparation des pouvoirs, aucune mesure légale ne pouvait régler les différends entre le législatif et l'exécutif. Seule la force ou l'illégalité pouvant résoudre les crises, le Directoire fut un gouvernement de coups d'État, l'intrusion des généraux dans les luttes politiques donnant ainsi le pouvoir à l'un d'entre eux, Napoléon Bonaparte. Le régime prit néanmoins quelques mesures importantes: la suppression des assignats, l'établissement de la conscription  et l'adoption du système métrique.  

1795

Réunion du Directoire 

Le 26 octobre 1795, la Convention cède la place au Directoire. Par ce changement de régime, les conventionnels modérés, ou Thermidoriens, qui ont renversé Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) veulent signifier la fin de la Terreur et de la Révolution. Ils décrètent une amnistie générale, abolissent toutes les poursuites judiciaires «portant sur des faits purement relatifs à la Révolution» et élargissent les détenus politiques à l'exclusion de ceux qui ont participé à l'insurrection royaliste de Vendémiaire, trois semaines plus tôt. Symboliquement, la place de la Révolution, ci-devant place Louis XV, change son nom pour celui de place de la Concorde. C'est encore le nom que porte ce haut lieu de Paris où fut installée la guillotine sous la Terreur.

1796

BONAPARTE et La CAMPAGNE D'ITALIE 

Nom donné à l'ensemble des opérations militaires menées par le général Bonaparte en Italie en 1796 et 1797. Ses succès révélèrent son génie militaire mais aussi ses ambitions politiques. À 27 ans, en mars 1796, Bonaparte reçu de Carnot le commandement de l'armée d'Italie, l'objectif du directoire étant de retenir en Italie une partie de l'armée autrichienne et de contraindre le roi de Sardaigne à la paix pour obtenir son alliance. Après une rapide offensive, l'armée française arriva aux portes de Turin et contraignit le Piémont à signer l'armistice de Cherasco en avril 1796, puis le traité de Paris qui céda Nice et la Savoie à la France. Les autrichiens furent à leur tour successivement battus à Lodi en janvier 1797, Milan en mai 1796, Arcole en novembre 1796 puis Rivoli en janvier 1797 avant de capituler après le siège de Mantoue en février 1797. Après ses victoires, Napoléon Bonaparte signa, sans aucun mandat du Directoire, le traité de Campoformio en octobre 1797 avec le représentant de l'empereur d'Autriche  François II. Il bouleversa aussi le statut de l'Italie du Nord en constituant un État nouveau, vassal de la France, la République Cisalpine.  

Armistice de Cherasco 

L’armistice de Cherasco est signé le 28 avril 1796. Le roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Amédée III se retire de la Première Coalition  (dans laquelle restent seulement l’Angleterre et l’Autriche).  Les  places fortes d’Alexandrie, de Coni et de Tortone sont livrées aux Français. Des approvisionnements de vivres, d’habillement, d’armes et de munitions sont accordés et aussi la libre circulation des troupes dans tout le Piémont. Napoléon Bonaparte, en deux semaines, en mettant le Piémont à genoux, a réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué en quatre ans d’efforts.

Bataille du Pont de Lodi 

La bataille du pont de Lodi oppose, le 10 mai 1796 (21 floréal an IV), l’armée d'Italie du général Bonaparte aux armées coalisées commandées par le général Sebottendorf, pour la prise du pont de Lodi sur l’Adda. Elle conclut de manière victorieuse la deuxième partie de la campagne d’Italie.

Le général Sebottendorf dispose de 17500 hommes. Il a rangé ses soldats sur deux lignes : trois bataillons au débouché du pont appuyés par 20 canons, cinq autres en arrière avec la cavalerie. L'armée française qui arrive sur l'autre rive compte 9 500 hommes, dirigés par Lannes, Dallemagne et Masséna. Elle commence par établir ses canons le long de la rive, de manière à empêcher les sapeurs autrichiens de faire sauter le pont. Bonaparte envoie Kilmaine chercher un gué au sud, et Beaumont au nord, avec leurs cavaliers. Si tout va bien, ils déboucheront dans deux heures à droite et à gauche des Autrichiens, forçant la décision.

Le Traité de Paris 

Le 15 mai 1796, la paix est définitivement obtenue par le traité de Paris qui permet à la France de récupérer le duché de Savoie, Tende, le comté de Nice ainsi que Beuil. Il est également permis à l'armée française de circuler librement sur les terres de la Maison de Savoie.

Victoire d'Arcole 

Le 15 et 17 novembre 1796, lors de la Campagne d'Italie, victoire difficilement remportée par Bonaparte sur l'armée Autrichienne. Aidé d'Augereau et de Brune, Bonaparte s'empara du pont d'Arcole balayé par la mitraille autrichienne. 

1797

Exécution de Babeuf 

François Noël BABEUF, dit GRACCHUS, né à Saint-Quentin en 1760, guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797, fut un révolutionnaire français. Partisan d'une révolution sociale, il tenta sans succès de renverser le Directoire. Admirateur de Robespierre, Babeuf, venu à Paris en 1793, fonda après le 9 Thermidor (27 juillet 1794) Le Tribun du peule, journal dans lequel il prônait non seulement l'égalité politique et l'application de la constitution de l'an I, mais aussi l'égalité sociale (manifeste des égaux en 1795). Avec quelques adeptes, dans un contexte d'exaspération sociale due à la vie chère, Babeuf tenta de renverser le Directoire (conspiration des Égaux). Dénoncé à Carnot, membre du Directoire, le tentative échoua. Babeuf, arrêté, fut condamné à mort. Le babouvisme eut plus tard de nombreux adeptes.

Coup d'État de Fructidor an V 

Coup d'état du 18 Fructidor an V le 4 septembre 1797, fut exécuté sous le Drectoire par les trois directeurs (dont Barras) soutenus par l'armée, contre les modérés et les royalistes, majoritaires dans les Conseils (Conseil des Cins-Cents et Conseil des Anciens). Ce coup d'état marqua un renforcement de l'exécutif au détriment du pouvoir législatif. En 1797, lors du renouvellement annuel du tiers des Conseils, les royaliste, se présentant en défenseurs de l'ordre, réussirent à faire nommer un directeur (Barthélemy) et devinrent majoritaires aux Conseils, ces derniers supprimant immédiatement les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires. Les trois directeurs républicains, sur l'initiative de Barras, décidèrent d'en appeler à l'armée. Le 18 Fructidor an V, le général Augereau, envoyé d'Italie par Bonaparte, fit occuper Paris. Les deux directeurs favorables aux royaliste furent destitués, de nombreux députés et prêtres furent déportés, et les élections de 49 départements furent annulées.     

Traité de Campoformio 

Traité signé en Vénétie le 18 octobre 1797, à côté de Campoformio, entre la France et l'Autriche, qui interrompit la campagne d'Italie, désormais victorieuse, menée par le général Bonaparte. L'Autriche cédée à la France la Belgique, les pays de la rive gauche du Rhin et reconnaissait la République Cisalpine. Elle recevait en compensation la partie orientale de la République de Venise (l'Istrie et la Dalmatie). Ce traité, qui avait été signé par Bonaparte sans aucun mandat du Directoire, lui fit remis solennellement en décembre 1797. Le traité de Campoformio fut confirmé en 1801 par le traité de Luneville. 

1798

Coup d'État de Floréal an VI 

Deuxième coup d'État du Directoire, celui du 22 floréal an VI (11 mai 1798) n'est plus, comme celui du coup d'État du 18 fructidor an V (4 sept. 1797), dirigé contre les royalistes, mais contre les jacobins qui viennent de gagner les élections d'avril. Ce succès inquiète fortement le Directoire dominé par les modérés (Barras, Reubell, La Révellière-Lépeaux). On trouve un prétexte juridique : les assemblées électorales s'étaient souvent scindées et des candidats minoritaires avaient été également déclarés élus. Les directeurs demandent aux Conseils, avant l'arrivée des nouveaux venus, de décider quels seraient les députés validés. Par la loi du 11 mai sont ainsi éliminés cent quatre jacobins et deux royalistes. Ce coup de force illustre la difficulté du fonctionnement de la Constitution de 1795 et le désir du Directoire de ne pas se laisser déborder par les Conseils.

Bonaparte en Égypte 

Défaite d'Aboukir 

2ème Coalition contre la France

1799

Coup d'État du 18 Brumaire 

Fin de la Révolution Française 

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