HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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EMPIRE ROMAIN

"Les CONSTANTINIENS"

285

 DIOCLÉTIEN

Dioclétien, né en 244 et mort en 311, est un empereur romain qui régna de 285 à 305. Après la mort de Carus et de son fils Numérien durant la campagne en Perse, il est proclamé empereur. Il délègue encore son pouvoir en nommant deux césars, Galère et Constance. En vertu de cette « Tétrarchie », chaque empereur règne sur un quart de l'Empire. Il instaure le gouvernement le plus important et le plus bureaucratique de l'histoire de l'Empire. En 303, la dernière et la plus sanglante persécution officielle du christianisme, ne vient pas à bout de la communauté chrétienne de l'Empire. En dépit de ses échecs, les réformes de Dioclétien ont fondamentalement changé la structure du gouvernement impérial romain et contribuent à stabiliser l'Empire économiquement et militairement, ce qui permet à l'Empire de perdurer encore un siècle, alors qu'il était au bord de l'effondrement durant la jeunesse de Dioclétien. Affaibli par la maladie, Dioclétien quitte le pouvoir, le 1er mai 305, et est ainsi le seul empereur romain à abdiquer volontairement. Il se retire dans son palais sur la côte dalmate. Son palais deviendra le cœur de la ville moderne de Split.

303

 Dernière percécution du Christianisme

La persécution contre les chrétiens redémarre à partir de 303.  Quatre édits universels sont promulgués en 303-304 et affichés dans toutes les villes d'Orient. Ils entendent désorganiser complètement les communautés chrétiennes en rendant le culte impossible; 1) Les églises et les livres sacrés doivent être brûlés. 2) Les évêques sont emprisonnés et les chrétiens qui occupent des fonctions officielles sont radiés, les esclaves ne peuvent plus être affranchis. 3) Les repentis doivent être libérés. 4) La peine de mort est appliquée contre tous ceux qui refusent les sacrifices. Les crieurs publics convoquent tous les habitants (hommes, femmes et enfants) pour les y contraindre.

305

 GALERE

Maximien Galère, dit Galère est né vers 250 et mort en  311 est un empereur romain de 305 à 311 du Bas-Empire ayant régné pendant la Tétrarchie (système de gouvernement de l’Empire romain mis en place par Dioclétien). Galère devient l'Auguste à la tête de l'Empire, le 1er mai 305. Des quatre tétrarques, il devient dans les faits le principal dirigeant de l'Empire. En effet, les deux nouveaux Césars censés les épauler, lui et son collègue Constance Chlore, sont deux de ses proches. Son vice-empereur, Maximin II Daïa, est son propre neveu tandis que l'adjoint de Constance Chlore, Sévère, a combattu à ses côtés. À la mort de son coempereur Constance en 306, son fils, Constantin, s'autoproclame empereur en Bretagne, immédiatement imité en cela, à Rome, par Maxence, fils de Maximien Hercule l'ancien collègue de Dioclétien. Galère envoie aussitôt Sévère marcher contre Maxence et Maximien venu l'épauler. Cependant, la mort de Sévère et l'échec de la campagne de Galère en Italie destinée à défaire les usurpateurs l'oblige à réviser le système tétrarchique. En 308, lors de la conférence impériale de Carnuntum, il élève directement Licinius à l'Augustat en remplacement de Sévère et reconnaît officiellement Constantin qu'il nomme César. Comme ils protestent contre la promotion de Licinius, les deux Césars, Constantin et Maximin Daïa, sont finalement nommés, à leur tour, Auguste en 310. Galère tombe malade sur ces entrefaites. Victime d'une longue et douloureuse maladie, son dernier acte politique est la proclamation le 30 avril 311 d'un édit de tolérance, l'édit de Sardique, mettant fin aux persécutions de Dioclétien.

Les empereurs de la première Tétrarchie :

 

 

 

Dioclétien,

Maximien,

Constance

et Galère.

311

 L'Édit de SARDIQUE

Bien que considéré comme le principal artisan de la répression du christianisme, c'est Galère qui, le premier, abroge les mesures de persécution ayant été édictées contre les fidèles de la religion du Christ. Ainsi, le 30 avril 311, il publie, à Nicomédie, un édit de tolérance reconnaissant l'existence de la religion chrétienne. Cet édit, dit de Sardique, met fin à toutes les mesures antichrétiennes encore en vigueur sur le territoire de l'Empire. Publié par Galère sans consultation de ses pairs, il est promulgué non seulement en son nom propre mais encore en celui de ses trois collègues tétrarques – à savoir Constantin, Licinius et Maximin Daïa. Allant plus loin que la « petite paix de l'Église », accordée par Gallien à la fin de la persécution de Valérien en 260, et durant laquelle étaient tolérées la pratique de la religion chrétienne et la construction de lieux de culte, Galère va cette fois jusqu'à donner une forme de légitimité au christianisme, puisqu'il demande humblement à ses fidèles de prier pour lui et pour le salut de l'Empire. Aussitôt après la publication de ce texte, tous les chrétiens emprisonnés sont libérés37. Si les mesures de persécution avaient déjà été abandonnées dans les faits en Occident, elles cessent en Orient, dans le territoire sous le contrôle de Galère. Maximin Daïa, qui est très réticent vis-à-vis de cette nouvelle politique, s'y oppose39. Profitant du retrait de son ancien maître Galère, il maintient en vigueur les édits de Dioclétien.

 CONSTANTIN 1er

Constantin né en 272, est proclamé 34e empereur romain sous le nom Constantin Ier en 306 par les légions de Bretagne (légitimement en 311) et mort en 337 après 31 ans de règne, est une figure prépondérante du IVe siècle. En rupture avec le règne de Dioclétien, il est le premier empereur romain à adopter le christianisme comme religion d'État ; non seulement il marque la fin d'une ère de persécutions des chrétiens, mais il aide l'Église chrétienne à prendre son essor, en établissant la liberté de culte par le biais de l'édit de Milan (313), et en plaçant le Dieu chrétien au-dessus de son rôle d'empereur à l'instar du Sol Invictus. Il est considéré comme saint par l'Église orthodoxe, de même que sa mère Hélène.  Constantin règne seul pendant treize ans, assisté des Césars qui ne sont plus des collaborateurs mais ses fils désignés comme héritiers présomptifs. Afin de favoriser les chrétiens, il abroge les lois d'Auguste sur le célibat, impose le repos dominical, autorise l'affranchissement des esclaves par déclaration dans les églises (333), interdit (325) que l'on sépare les familles lors des ventes, autorise l'Église à recevoir des legs. De plus, il promulgue des lois contre la prostitution des servantes d'auberges, contre les enlèvements, et sur l'humanisation des prisons (326).  Depuis la tétrarchie, Rome n'est plus dans Rome même. Les Augustes et les Césars ont vécu dans des résidences impériales proches des secteurs qu'ils ont la charge de défendre. La fondation d'une nouvelle capitale est décidée. À partir de 324, Constantin transforme la cité grecque de Byzance en une « Nouvelle Rome », à laquelle il donne son nom, Constantinople. Il l'inaugure après douze ans de travaux, en 330. En 313, Constantin rencontre Licinius à Milan et conclut avec lui un accord de partage de l'Empire. Parmi les mesures prises en commun figure un édit de tolérance religieuse, appelé habituellement édit de Milan qui renouvelle l'édit de Sardique pris par Galère en 311. En 326, Constantin fait périr son fils aîné Crispus, puis son épouse Fausta. On ignore les raisons de ces exécutions, qui ne sont peut-être pas liées entre elles, mais on a évoqué un adultère ou une dénonciation calomnieuse de la part de Fausta. En 337, Constantin vient de déclencher un conflit avec la Perse Sassanide de Shapur II et s'apprête à mener une expédition contre cet empire, quand il meurt subitement près de Nicomédie. Il est baptisé sur son lit de mort. Il est enterré dans l'église des Saints-Apôtres qu'il a fait construire à Constantinople. Quand Constantin meurt, il n'a pas réglé sa succession. Ses trois fils se proclament Augustes.

313

 L'Édit de MILAN

La tradition chrétienne  fait état d'une apparition de la Croix dans le ciel vue par lui-même et son armée, ainsi que d'un songe prémonitoire qui aurait annoncé à Constantin sa victoire contre Maxence au pont Milvius. La nuit même, Jésus lui serait apparu en rêve et lui aurait montré un chrisme flamboyant dans le ciel en lui disant : « Par ce signe, tu vaincras »). Constantin fit alors apposer sur le labarum et sur le bouclier de ses légionnaires un chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (Χ) et Rho (Ρ), les initiales du mot Christ. Ce signe est depuis un emblème de la Chrétienté combattante, notamment dans l'Empire d'Orient. Par l’édit de Milan, l’empereur accorda au christianisme la liberté de culte. Il offrit aux chrétiens des basiliques magnifiques avant de se faire baptiser avant sa mort. Constantin liait l’empire au dieu du Christ et ce choix aboutissait à la conversion de l’ensemble du monde Romain. Il ne s'agit pas formellement d'une officialisation du culte chrétien, mais plutôt de sa mise à égalité avec les autres cultes. Ainsi, les chrétiens ne sont plus victimes de discriminations, leur culte est autorisé et les biens qui leur ont été confisqués leur sont rendus.

325

 Premier CONCILE de NICÉE

Le premier concile de Nicée est le nom donné à un concile général des évêques de l'Empire romain qui se tint à Nicée (aujourd'hui, İznik, en Turquie) en Bithynie, sur convocation de Constantin Ier, du 20 mai au 25 juillet 325, sous les épiscopats de Sylvestre de Rome, d'Alexandre d'Alexandrie, d'Eustathe d'Antioche, d'Alexandre de Constantinople et de Macaire de Jérusalem.     

Le concile avait pour objectif de résoudre les problèmes qui divisaient alors les Églises d'Orient, problèmes disciplinaires et surtout problème dogmatique mis en évidence par la controverse entre Arius et son évêque Alexandre.    

Il est considéré comme le premier concile œcuménique par les Églises chrétiennes. Il forme, avec le premier concile de Constantinople de 381, les deux seuls conciles considérés comme œcuméniques par l'ensemble des Églises chrétiennes.

337

 CONSTANCE II

Constance II né en 317 et mort en 361 est un empereur romain chrétien du Bas-Empire de 337 à 361. Il est le fils de l'empereur Constantin Ier.  Le règne de Constance est marqué par la consolidation des réformes de Constantin, notamment au niveau financier et administratif, mais aussi par une inflexion vers une nouvelle conception du pouvoir assez proche de celle des futurs empereurs byzantins et marquée par le goût pour la pompe et par la montée en puissance des eunuques et des notaires. Élevé dans la parole du Christ, Constance veille également à renforcer l'Église face aux cultes païens. Malade, il  doit interrompre sa marche militaire à Mopsucrène en Cilicie où il s'éteint le 3 novembre 361. Avant de mourir, il désigne Julien, son rival d'hier comme son successeur.

361

 JULIEN "Julien l'Apostat"

Julien né en 331 et mort en 363, nommé Julien l'Apostat par la tradition chrétienne, également appelé Julien le Philosophe ou Julien II, ou encore Julien l'Empereur, est nommé César en Gaule de 355 à 361 par Constance II, puis proclamé empereur romain à part entière de 361 à 363. Vingt mois de règne laissent la place à une postérité remarquable, ses actes et ses œuvres inlassablement commentés et bien plus souvent honnis et vilipendés que loués. Julien doit son surnom d'« apostat » à sa volonté de rétablir le polythéisme dans l'empire romain, alors qu'il avait été élevé dans la religion chrétienne (plus précisément dans l'arianisme). Il a produit des écrits critiques contre le christianisme. En 362, il promulgue un édit qui interdit aux chrétiens d'enseigner la grammaire, la rhétorique et la philosophie. Au printemps 363, Julien se lance dans une vaste expédition militaire qui le mène jusqu'à Ctésiphon, capitale des Perses. Mais il doit entamer une retraite précipitée, au cours de laquelle, le 26 juin 363, il est mortellement blessé (bataille de Ctésiphon). Julien est un des principaux auteurs grecs du IVe siècle. Il a écrit des lettres, des discours et un ouvrage critique contre le christianisme, le Contre les Galiléens. Ce dernier, jugé « démoniaque » par les époques ultérieures, a été détruit ou, du moins n'a pas été conservé. On en connaît cependant une bonne partie grâce au Contre Julien composé par Cyrille d'Alexandrie au Ve siècle (l'œuvre de Cyrille prouve que celle de Julien était encore jugée dangereuse 50 ans plus tard).

363

 JOVIEN

Jovien, né en 332 et mort en 364, est empereur romain de 363 à 364. On ne sait quasiment rien de sa vie avant l'expédition en Perse de Julien. La mort de l'empereur Julien, en juin 363, au milieu de la grande campagne militaire romaine contre les Perses laisse l'armée sans chef. Leur choix se pose finalement sur le commandant de la Garde Impériale, le général Jovien, officier illyrien qui, outre ses compétences militaires, avait pour lui l'avantage d'être un chrétien tolérant. Il meurt brusquement, à 33 ans, sur la route de Constantinople, dans la nuit du 16 au 17 février 364. Il semble qu'il ait péri, soit asphyxié par les vapeurs d'un brasero, soit des suites d'un repas trop bien arrosé. Jovien n'aura régné que huit mois.

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