HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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                        1515

  FRANÇOIS 1er 

Dit « François au grand nez, le Père, le restaurateur des Lettres, le Grand Colas ou le Bonhomme Colas » né à Cognac le 12 septembre 1494 fut roi de France de 1515 à 1547. Son long règne marqua profondément le XVIè siècle français. Grand prince de la renaissance, protecteur des lettres et des arts, François 1er échoua face aux Habsbourg dans les guerres d'Italie, mais donna une impulsion décisive à l'exercice de la monarchie absolue. Fils de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, et de louise de Savoie, il succéda en 1515 à son cousin Louis XII dont il avait épousé la fille, Claude de France en 1514. Il poursuivit l'aventure italienne, léguée par ses prédécesseurs, Charles VIII et louis XII, la victoire de Marignan en 1515 le rendant maître du Milanais et entraînant une alliance perpétuelle avec les Suissses. Il sous-estima cependant, et pendant longtemps, la puissance de son rival Charles Quint, considérablement enrichi par l'afflux des métaux précieux d'Amérique. Dès 1519, les crédits de Fugger et des banquiers italiens et espagnols, garantis par les richesses du Nouveau Monde, contribuèrent à l'élection de Charles Quint à la tête du saint Empire romain germanique - ce qui faisait peser une lourde menace d'encerclement sur la France -, mais aussi à financer les desseins politiques de l'empereur. Face à la menace impériale, François 1er tenta sans succès l'alliance avec l'Angleterre et après la défection du connétable de Bourbon, puis la défaite de la Bicoque en 1522, le Milanais fut perdu en 1523. L'humiliant échec de Pavie en 1525, où le roi fut fait prisonnier, suivi du désastreux traité de Madrid en 1526 (la France perdait le quart de son territoire) aussitôt violé par François 1er libéré qui relança la guerre. La pause marquée par la paix de Cambrai (ou paix des dames), en 1529 ne fut qu'un compromis, et François 1er, ayant pris la mesure de son adversaire, chercha l'alliance des princes protestants allemands, et celle des Turcs de Soliman le Magnifique, au grand scandale de la chrétienté. Les hostilités qui suivirent, confuses et sans gloire, aboutirent au traité de Crépy-en-Laonnois en 1544, qui mettait en place un fragile équilibre européen, L'Espagne restant virtuellement très dangereuse. À l'intérieur, François 1er rencontra davantage de succès. L'absolutisme connut un progrés incontestable par le renforcement de la centralisation administrative, le développement de la vie de cour - c'est François 1er qui forgea la formule « Car tel est notre plaisir »et l'expression imposée de « Sa Majesté », ainsi que l'assujettissement  de l'épiscopat français (concordat de Bologne en 1516). Sous son règne, les lettres et les arts furent fortement encouragés. François 1er fonda le futur collège de France, protégea humanistes, poètes et musiciens (Budé, Ronsard, Marot) et attira en France de grands artistes italiens (Léonard de Vinci, Cellini, le Primatice) et l'école de Fontainebleau connut un grand prestige. Seuls les problèmes financiers et religieux ne furent pas réglés. Aucun système fiscal cohérent  ne fut mis en place et, face aux protestants, le roi adopta d'abord la tolérance - sous l'influence de sa sœur Marguerite de Navarre - puis une répression cruelle après l'affaire des placards en 1534. Il mourut en 1547 de la syphilis ou de mort naturelle en laissant un fils, Henri qui sera le roi Henri II, et une fille, Marguerite, duchesse de Berri. 

1519

             Naissance d' HENRI II

1544

          Naissance de FRANÇOIS II

1547

  HENRI II 

Né à Saint-Germain-en-Laye le jeudi 31 mars 1519 fut roi de France de 1547 à 1559. Fils de François 1er et de Claude de France, marié à Catherine de Médicis. Il poursuivit la politique de son père, reprenant la lutte contre Charles Quint et les Anglais, et combattant les protestants français. Il fut cependant durant son règne partagé entre l'entourage italien de sa femme et les intrigues des Guise, des Montmorency et de sa maîtresse Diane de poitiers. En s'alliant aux protestants allemands révoltés contre Charles Quint, il réussit à s'emparer des Trois-Évêchés, Metz, Toul et verdun en 1552 mais fut battu à Saint-Quentin en 1557 par le roi d'Espagne Philippe II,  défaite compensée en partie par la reprise de calais en 1558, aux mains des anglais depuis deux siècles. Confronté aux difficultés financières et à la lutte contre les protestants, Henri II fut amené à mettre fin aux guerres d'Italie en signat la paix du Cateau-Cambrésis en 1559. Il fut mortellement blessé dans un des derniers grands tournois, blessé grièvement à l'œil à paris, il agonisa durant onze jours. Il laissa six fils, Fraçois, qui sera le roi François II, Charles, qui sera le roi Charles IX, Henri, qui sera le roi Henri III, Hercule dit François duc d'Alençon, Henri d'Angoulême dit le Chevalier d'Angoulême et Henri de Saint-Rémi et quatre filles, Élisabeth épouse de Philippe II, roi d'Espagne, Claude, duchesse de Lorraine, Marguerite, duchesse de Valois et reine de Navarre, femme d'Henri de Navarre, qui sera le roi Henri IV et Diane, duchesse de Chatellerault, d'Étampes et d'Angoulême. Son tombeau ainsi que celui de sa femme, se trouvent aujourd'hui à Saint-Denis. Henri II, comme son père, fut un ardent défenseur des arts et sa cour fut l'une des plus brillantes d'Europe.       

1550

         Naissance de CHARLES IX

1551

           Naissance d' HENRI III

1553

           Naissance d' HENRI IV

1559

  FRANÇOIS II 

Né à Fontainebleau le 19 janvier 1544 fut roi de France de 1559 à 1560. Fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, son bref règne fut dominé par l'affrontement entre catholiques et protestants. Il se laissa influencer par sa mère et les Guise, dont il avait épousé la nièce, Marie Stuart. Ce fut pour le soustraire à leur influence que les chefs du parti protestant montrèrent la cojuration d'Ambroise en 1560.  Il mourut en 1560 d'une «méningo-encéphalité consécutive à une inflammation suppurée de l'oreille» en ne laissant aucun héritier.    

1560

  CHARLES IX  

Né à Saint-Germain-en-Laye le 27 juin 1550 fut roi de France de 1560 à 1574. Son règne fut marqué par les guerres de Religion et le massacre de la Saint-Barthélémy. Deuxième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, il succéda à son frère François II, mais sa mère, après avoir exercé la régence, garda une profonde influence sur lui. Après une tentative de conciliation avec les protestants (paix de Saint-Germain) en 1570, Charles IX ordonna le massacre de la Saint-Barthélémy en août 1572. Il mourut à Vincennes en 1574 d'une broncho-pneumonie en ne laissant qu'une fille. Son frère Henri III lui succéda. 

1574

  HENRI III  

Né à Fontainebleau en 1551 fut roi de France de 1574 à 1589. Dernier des rois Valois, il manisfesta durant son règne, marqué par les guerres de Religion, une vive volonté d'unité nationnale.  Troisième fils d'Henri II et de catherine de Médicis, d'abord nommé duc d'Anjou puis d'Orléans, il s'illustra brillamment aux batailles de jarnac et de Moncontour en 1569 contre les protestants. «lu roi de Pologne en 1574 grâce aux intrigues de sa mère, il revint bientôt en France pour succéder à son frère Charles IX, puis épousa Louise de Vaudémont en 1575 dont il n'eut aucun enfant. Intelligent et cultivé,  entouré de favoris - les «mignons» - auxquels il accordait un crédit excessif, Henri III ne parvint pas à s'imposer aux partis qui déchiraient alors la France. Après avoir lutté contre les protestants, il suivit le parti des Politiques, catholiques conciliants, et signa en 1576 la paix de Monsieur (ou paix de Beaulieu). Celle-ci provoqua la formation de la Ligue, conduite par Henri de Guise, mais Henri III qui en avait pris la tête ne parvint pas à rallier les catholiques intransigeants qui l'obligèrent, aux États généraux de Blois, à reprendre la lutte contre les protestants, laquelle aboutit à la paix de Nérac en 1580, moins favorable à celle de Monsieur. La mort du frère d'Henri III, le duc d'Anjou en 1584, rouvrit les hostilités, la maison de Guise qui briguait la couronne ne pouvant accepter qu'Henri de navarre (Henri IV), protestant, devienne l'héritier légitime du trône. Ce fut la guerre dite «des trois Henri» : Henri III, à la tête des royalistes, Henri de Guise, chef de la ligue catholique, et Henri de navarre, chef des protestants. Affaibli par la défaite de joyeuse de Coutras en 1587 et la popularité des Guise, soutenus par les Espagnols, Henri III dut après la journée  des barricades en 1588 quitter Paris. Le roi fit alors assassiner à Blois le duc de Guise, et se réconcilia avec Henri de navarre. Mais alors qu'il tentait avec lui de reprendre Paris aux mains des ligueurs, il fut assassiné par un dominicain fanatique, Jacques Clément. Il mourut à Saint-Cloud le 1er août 1589 en ne laissant aucun héritier.

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