HISTOIRE AU FIL DE L'EAU
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1791  à  1792

L'Assemblée Législative

(1er octobre 1791 au 21 septembre 1792) Assemblée créée par la Constitution de 1791, elle succéda à l'Assemblée nationale constituante. Formée d'hommes nouveaux, la Constituante ayant décidé qu'aucun de ses membres ne pourrait y être éligible, elle représentait en majorité la bourgeoisie aisée, le suffrage étant censitaire. L'Assemblée se divisait en trois grandes tendances. Les plus modérés formèrent la droite, environ 260 monarchistes constitutionnels inscrits au Club des feuillants, défenseurs de la royauté contre l'agitation populaire. Ils ne comptaient aucune personalité éminente, leurs véritables chefs, La Fayette et Barnave, se trouvant en dehors de l'Assemblée. La gauche, moins nombreuse (136 députés), était constituée de députés, membres du Club des jacobins ou de celui des cordeliers. Pour la plupart issus de la bourgeoisie cultivée, adeptes des idées des lumières, ils avaient pour chef Brissot (d'où leur nom de Brissotin, puis de girondins) entouré du philosophe Condorcet et de plusieurs avocats bordelais, en particulier le brillant orateur Vergniaud. Méfiants à l'égard du roi, ils étaient partisans d'une guerre contre les souverains européens afin de mettre Louis XVI à l'épreuve mais aussi favorables à l'expansion de l'idée de liberté en Europe. Le reste, 345 députés, formaient le centre. Résolus à défendre l'œuvre de la Révolution, ils votèrent le plus souvent à gauche. L'Assemblée législative eut à faire face aux difficultés économiques et financières, à l'agitation religieuse et contre-révolutionnaire animée par le clergé réfractaire. Voulue aussi par la  cour - Louis XVI comptait sur les echecs militaires pour reprendre en main le pays -, la déclaration de guerre (20 avril 1792) à l'Autriche, votée à l'unanimité moins sept voix (dont celle de Robespierre) inaugura sous la législative un conflit qui devait durer, avec de courts répits, 23 ans, jusqu'à la bataille de Waterloo. Après le journées révolutionnaires du 20 juin et surtout du 10 août 1792, l'Assemblée vota la suspension du roi. La mise en place d'une nouvelle Assemblée, élue au suffrage universel, la Convention, fut décidée. 

1791

Ouverture de l'Assemblée Législative 

Le 1er octobre 1791 se réunit pour la première fois l'Assemblée nationale législative. Elle inaugure un régime monarchique et parlementaire sur la base de la Constitution rédigée par les députés de la précédente assemblée. Beaucoup croient que la Révolution commencée deux ans plus tôt prend fin avec la mise en place des nouvelles institutions. La nouvelle assemblée, qui succède à l'Assemblée constituante, autre nom des états généraux, débute avec un très lourd handicap : ses élus sont tous des novices, les députés de la précédente assemblée s'étant interdit de se représenter sur une proposition de Robespierre, votée le 16 mai 1791. Qui plus est, il n'y a plus parmi eux d'opposition artistocratique, les nobles et le haut clergé ayant dédaigné de présenter leur candidature. Bien que sans emploi, les députés de la Constituante ne quittent pas Paris. Ils se répandent dans les clubs révolutionnaires de la capitale, à l'image de Robespierre. Ils placent la Législative sous surveillance. Quant au roi Louis XVI, réfractaire à l'idée d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise, il ne songe qu'à paralyser le gouvernement et faire échouer la Constitution dans l'espoir vain d'un retour à l'Ancien Régime, ce qui ne facilite pas la tâche des nouveaux élus.

Veto suspensif de Louis XVI 

Le 29 novembre 1791 est accordé à Louis XVI le veto suspensif contre l'avis en particulier de Mirabeau qui, pour limiter les pouvoirs de l'assemblée unique, aurait souhaité le veto absolu.

1792

Déclaration de guerre à l'Autriche 

Le 20 avril 1792, à Paris, sur une proposition du roi Louis XVI, l'Assemblée législative déclare officiellement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie », en fait l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg.

Au mois de mai 1791, Léopold II, empereur du Saint-Empire romain, roi de Bohême et de Hongrie, est averti par sa sœur, la reine Marie-Antoinette, de la préparation de la fuite imminente de la famille royale de France. Cette nouvelle situation met ce monarque dans l’obligation d’intervenir dans les affaires françaises. La fuite manquée de Louis XVI, arrêté à Varennes, est un des actes les plus importants de la Révolution française. Cette initiative malheureuse du roi précipite la guerre.

C'est l'aboutissement d'une crise internationale en germe depuis plusieurs mois... et le début d'une longue série de guerres entre la France et le reste de l'Europe qui vont bouleverser la carte du continent. 

Journée du 20 juin

Le 20 juin 1792 fut une journée orgnisée par le peuple de Paris afin de protester contre le veto du roi à deux décrets, l'un demandant la déportation des prêtres refractaires (27 mai) et l'autre la création  de 20 000 gardes nationaux volontaires afin de protéger Paris (8 juin). Roland ayant dénoncé l'attitude de Louis XVI, ce dernier renvoya les ministres brissotins (girondins), les remplaçant par de feuillants, plus modérés. Le 20 juin 1792, les girondins organisèrent une manifestation afin de célébrer l'anniversaire du serment du jeu de paume. Environ 20 000 parisiens, rassemblés par les clubs et armées de pics, se dirigèrent vers l'Assemblée législative puis vers les Tuileries qu'ils envahirent. Louis XVI et la reine furent menacés puis insultés. Mais le roi, tout en acceptant de coiffer le bonnet rouge et de boire à la santé de l Nation, ne céda pas, maintenant son veto. 

La Patrie en danger 

Début juillet 1792, rien ne va plus pour la Révolution. L’Europe des puissants veut sa mort. Les armées aguerries de l’empereur d’Autriche et du roi de Prusse (environ 120000 hommes) marchent vers Paris. Les royaumes d’’Angleterre, de Piémont Sardaigne, d’Espagne, de Russie... les soutiennent. La Révolution française risque fort d’être balayée.

Elle ne peut pas faire confiance à Louis XVI qui espère la victoire de ces troupes étrangères et s’oppose donc à toute mesure de salut public. Elle ne peut guère faire confiance à l’armée française complètement désorganisée :

- par l’émigration (environ les deux tiers des officiers quittent leur poste et rejoignent l’étranger, souvent en s’intégrant dans les armées qui marchent contre le pays)

- par les désertions (environ 50000)

- par les trahisons. La reine Marie Antoinette transmet les décisions françaises à son frère, empereur d’Autriche ; le comte de Provence (frère de Louis XVI) participe aux tentatives de soulèvement royalistes.

Le 11 juillet 1792 un décret fut adopté « La Patrie en danger » pour palier à cette invasion, il fut proposé par Vergniaud le 3 juillet 1792. LEnviron 15 000 volontaires vont accourir de toutes les régions de France prêts à prendre les armes, l'Assemblée décida également la levée de 50 000 volontaires de la garde nationale.

Manifeste de Brunswick 

Manifeste rédigé par un émigré, sous la pression de la reine Marie-Antoinette, et signé à Coblence le 25 juillet 1792 par le duc de Brunswick, général en chef de armées prussiennes et autrichiennes coalisées contre la France révolutionnaire. Ce manifeste menaçait le peuple de Paris, déclarant que « s'il était fait le moindre outrage à la famille royale et s'il n'était pas pourvu immédiatement à la sûreté, Leurs Majestés Impériales et Royales livreraient Paris à une exécution militaire et à une subversion totale ». Cette proclamation - connue à Paris le 1er août -, qui avait pour but d'effrayer les révolutionnaires patriotes, eut un résultat inverse de celui escompté. Le peuple de Paris, exaspéré, déclencha l'insurrection du 10 août 1792 qui provoqua la chute de la monarchie.  

Commune insurrectionnelle de Paris

et chute de la royauté  

(Commune de Paris)

Nom donné lors de la Révolution française au gouvernement révolutionnaire de Paris établi après la prise de la Bastille. Son premier maire fut Bailly et il tint ses séances à l'Hôtel de Ville. Devenue Commune insurrectionnelle après le 10 août 1792, porte-parole des éléments révolutionnaires du mouvement parisien, elle s'illustra dans les moments les plus dramatiques de la révolution. Par la loi du 21 mai 1790, le gouvernement révolutionnaire devint un organisme régulier, le Comité général de la Commune, dont les membres étaient élus par les citoyens actifs des 48 sections de la ville de Paris. Après le remplacement de Bailly par Pétion en novembre 1791, la Commune eut pour maires successifs Chambon, Pache et Fleuriot-Lescot qui garda sa fonction jusqu'au 9 Thermidor. Dans la nuit du 9 au 10 août 1792, sous la menace du danger extérieur jointe à la crainte d'une trahison du roi, une Commune insurrectionnelle  dirigée par Pétion, Manuel et son substitut Danton, prit la place de la Commune légale. Formée par 52 commissaires désignés avec la participation  des citoyens passifs, elle défendit les idées des  sans-culottes parisiens et devint un des organes principaux du gouvernement  imposant son pouvoir en province. La Commune insurrectionnelle contribua à la crétion d'un tribunal révolutionnaire  en août 1792, destiné à juger les suspects, resta passive face aux massacres de septembre 1792, imposa la proscription des girondins en juin 1793, la loi du maximum général en septembre 1793, l'institution de la terreur et participa au mouvement de déchristianisation. Dominée à la fin de 1793 par le Comité de Salut public dirigé par Robespierre, Couthon et Saint-Just, la Commune perdit son influence après l'élimination des hébertistes. Après la chute de Robespierre, la Convention supprima la Commune et décida de guillotiner 93 de ses membres.  Sous la Convention thermidorienne, la Commune insurrectionnelle fut remplacée par deux commissions. La Constitution de l'an III en 1795 remplaça la Commune par 12 municipalités distinctes, coordonnées par un bureau central afin d'empêcher une nouvelle dictature populaire. 

Massacres de Septembre 

Lors de la Révolution française, exécutions sommaires qui eurent lieu dans les prisons à paris et en province entre le 2 et le 6 septembre 1792. Après la suspension du roi (journée du 10 août 1792), les nouvelles du passage de La Fayette à l'ennemi et de l'avance des troupes prusiennes après la reddition de longwy le 25 août puis Verdun le 2 septembre provoquèrent une émotion intense dans la capitale. La peur de l'invasion jointe à la crainte d'un complot aristocratique nourrit durant quatre jours autant l'enthousiasme patriotique que la haine. La Commune insurrectionnelle appela les parisiens à s'armer. Ce fut dans cette atmosphère de panique qu'explosa la colère populaire que les autorités légales - en particulier Danton, ministre de la justice - n'empéchèrent pas, L'Ami du peuple de Marat incitant les parisiens à exercer leur vengeance. Plus de 1 100 détenus furent massacrés dans les prisons: les victimes ayant été des prêtres réfractaires, des aristocrates dont la princesse de Lamballe (sa tête fut portée au bout d'un pique) et des prisonniers de droit commun. Ces massacres de septembre marquèrent les débuts de la terreur. 

Élections pour la Convention 

L'élection des députés de la Convention a lieu du 2 au 6 septembre 1792, après l'élection des collèges électoraux par les assemblées primaires le 26 août. Elle se déroule juste après la journée du 10 août et la suspension de Louis XVI, durant une période de transition très perturbée. À la suite de ces événements, la Constitution de 1791 devient caduque, et dans l’immédiat, les charges qui incombent à la nouvelle Assemblée sont de proclamer la déchéance du roi, de fonder le nouveau régime et surtout de rédiger une nouvelle Constitution.

Bataille de Valmy

Lors de la Révolution française, le 20 septembre 1792, bataille remportée par l'armée française, commandée par Dumouriez et Kellermann, sur l'armée prusienne commandée par le duc de Brunswick. Elle fut la première victoire de la France républicaine et eut un immense retentissement moral. Pour arrêter l'invasion qui menaçait paris, Dumouriez, rejoint par Kellermann, rassembla ses troupes près de Sainte-Menehould, au moulin de Valmy dans la Marne. La bataille qui se résuma à une violente canonnade, permit de repousser l'invasion étrangère. Goethe, qui assistait à la bataille dans le camp allemand, eut cette phrase: « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ». Un mois plus tard cependant, les Prussiens repassèrent la frontière.  

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